Le jour où j’ai choisi de guérir avant de devenir maman

futures mères sereines

Il y a des appels que l’on n’entend pas avec les oreilles.
Ils se manifestent autrement : dans le corps, dans le cœur, dans ce désir profond de ralentir… et de se rencontrer enfin.

Pour moi, cet appel est arrivé au moment où le désir de devenir maman s’est présenté.
Comme si la vie me soufflait doucement : “Avant de donner la vie, prends soin de la tienne.”

Ce fut le début d’un chemin de développement personnel, non pas pour devenir “meilleure”, mais pour devenir plus juste, plus alignée, plus en paix.

Quand le désir de maternité devient un chemin de guérison

Le désir d’enfant ne touche pas uniquement le futur.
Il réveille aussi le passé.

À travers cette envie de maternité, j’ai senti remonter des questions essentielles :

  • Qu’ai-je reçu en tant qu’enfant ?
  • Qu’est-ce qui a manqué ?
  • Qu’est-ce que je porte encore, parfois sans le savoir, de mon histoire familiale ?


Très vite, j’ai compris que devenir maman, c’était aussi redevenir la petite fille en moi.
Celle qui a besoin d’être entendue, reconnue, apaisée.

C’est là que la guérison intérieure a commencé.

Ralentir pour mieux accueillir la vie

Je me suis alors intéressée à d’autres cultures, d’autres regards sur la maternité.
En Inde notamment, certaines traditions considèrent la grossesse et la période qui l’entoure comme un temps sacré, un passage.

Dans l’approche ayurvédique, la femme est invitée à ralentir, à prendre soin de son corps, de son esprit, de son énergie.
Des rituels existent aussi, selon les régions, pour entourer, soutenir et honorer la future mère.

Cette vision m’a profondément touchée.

Elle m’a rappelé quelque chose d’essentiel : porter la vie commence bien avant la naissance.
Cela commence à l’intérieur. Dans la façon dont on se traite. Dans la douceur que l’on s’autorise.

Réparer ses blessures de petite fille pour avancer en femme

Prendre soin de moi, à ce moment-là, n’a pas été une parenthèse agréable.
Ça a été un choix courageux.

Celui de regarder mes blessures de petite fille sans détour :

  • les non-dits,
  • les schémas familiaux,
  • les loyautés invisibles,
  • les émotions mises de côté pour “avancer”.


J’ai appris à parler de ma famille autrement, avec plus de conscience et moins de jugement.
À reconnaître ce qui avait été difficile, sans m’y enfermer.
À comprendre que faire la paix avec le passé, ce n’est pas oublier, mais cesser de lutter.

Le pardon, quand il est possible et juste, est devenu pour moi un acte de libération.
Un espace rendu à la vie.

Guérir pour ne pas transmettre sans conscience

Ce chemin m’a appris une chose fondamentale :
ce que nous ne regardons pas se transmet malgré nous.

Guérir ses blessures émotionnelles, ce n’est pas renier son histoire.
C’est lui donner une place juste, pour qu’elle n’envahisse plus le présent.

C’est ainsi que je suis devenue femme autrement.
Et maman, plus tard, depuis un endroit plus ancré, plus apaisé, plus vivant.

Le Carnet d’Odyssée : un espace pour ces passages de vie

Si j’ai créé le Carnet d’Odyssée, c’est pour déposer ces instants de bascule.
Ces moments où la vie nous invite à ralentir, à écouter, à transformer.

Ce carnet est un espace d’écriture intime et universel à la fois, pour parler :

  • de développement personnel,
  • de maternité consciente,
  • de guérison émotionnelle,
  • de liens familiaux,
  • de transmission,
  • et de ce chemin intérieur que chaque femme traverse à sa manière.


Parce que se choisir n’est jamais égoïste.
C’est souvent le premier acte d’amour que l’on pose… pour soi, et pour ceux qui viendront après.

Et toi, où en es-tu de ce passage-là ?

Peut-être que ces mots font écho à ton propre chemin.
Au désir d’enfant, à la maternité, ou simplement à cette étape de vie où quelque chose en toi demande à être regardé autrement.

Peut-être que tu ressens, toi aussi, ce besoin de réparer, de te retrouver, de faire la paix avec ton histoire familiale, ou simplement de ralentir pour mieux t’écouter.

Il n’y a rien à forcer.
Parfois, il suffit de laisser une question faire son chemin.

Qu’est-ce que j’ai envie de pacifier en moi, par amour pour la femme que je suis… et pour la vie que je transmets ?

Si tu en ressens l’élan, tu peux m’écrire.
Et si ce n’est pas le moment, alors garde ces mots près de toi.
Ils sauront te retrouver au bon instant.